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Biodiversité

Le terme "biodiversité" vient de la contraction de l'expression anglaise "biological diversity", c'est à dire "diversité biologique". La biodiversité c'est la "variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie : cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes.

 

Peut-on à la fois protéger la biodiversité et créer de l'emploi ? La réponse est oui, si on sait bien s'y prendre ! Et la solidarité écologique??
 
La solidarité écologique est l'étroite interdépendance des êtres vivants, entre eux et avec les milieux naturels. Elle souligne la communauté de destin entre les humains, leurs sociétés et la nature. D'abord, cette solidarité est issue des faits scientifiques. Elle se construit objectivement autour des processus écologiques qui sous-tendent la diversité de la vie et la coévolution de nos sociétés et de la nature au travers des usages de l'espace et des ressources naturelles. Ensuite, la solidarité écologique se fonde sur la reconnaissance par les humains qu'ils font partie de la communauté du vivant. Elle traduit leur volonté de "vivre et devenir ensemble" avec les autres êtres vivants, jugeant de leurs actions selon leurs conséquences sur les composantes de cette communauté.
 
En servant de guide en matière d'action, la solidarité écologique permet d'identifier non seulement les interdépendances fonctionnelles à l'œuvre dans la biosphère mais aussi le devoir moral de prendre en considération les interrelations socio-écologiques. La solidarité écologique invite à reconsidérer le champ de notre responsabilité en tant que société, comme sur le plan individuel. Les humains doivent être conscients de leur double dépendance : vis-à-vis de la société et vis-à-vis du reste de la biosphère. La solidarité écologique se situe dans l'entrelacs des relations que nouent les hommes entre eux au sujet de la nature et dans la relation qu'ils établissent avec elle. Il s'agit d'engager notre responsabilité et d'agir avec la conscience d'une dépendance mutuelle et réciproque : être à la fois solidaire quant à l'accès des humains à la biodiversité et à ses services et être solidaire avec le vivant.
 
 

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Les lions, les buffles sauvages, les girafes, les rhinocéros, les éléphants et de nombreuses autres espèces sauvages sont en danger sur le continent Africain.


Les grands parcs nationaux africains et les réserves naturelles ont vu leur faune décliner de 60 % entre 1970 et 2005. Cette baisse de la population de la faune sauvage a été étudié par des chercheurs de la Société zoologique de Londres (ZSL) et l’Université de Cambridge à travers soixante dix-huit zones protégées de l’Afrique. Et le constat est sans appel : c’est l’Afrique de l’ouest qui enregistre la plus forte baisse au cours de cette période avec une perte significative de 85 % des effectifs de ses grands animaux sauvages et le constat n’est guère plus encourageant en Afrique de l’est avec une réduction de 50%. L’étude a été menée dans la plupart des parcs nationaux du pays comme les plus célèbres au Kenya tels que le très touristique Masai Mara ou encore le Seregenti en Tanzanie, second parc animalier d’Afrique qui est menacé par un projet routier dont le financement pourrait être assuré par la Chine. Tous ces joyaux de la nature du continent noir sont menacés alors que, seul point positif, le Sud de l’Afrique enregistre une légère hausse de ses effectifs d’animaux sauvages.

 

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Le lion pourrait disparaître au Kenya d’ici vingt ans


Les causes de ces diminutions d’effectifs sont souvent attribuées au manque de financement pour protéger ces espèces en voie d’extinction et donc au manque de personnel pour garder ces réserves nationales supposées être protégées. La perte de l’habitat naturel, due à l’augmentation de la population dans ces régions, est aussi pointée du doigt. De plus, les différents conflits africains et le trafic de viande de brousse contribuent au déclin des espèces.

Le sud du Soudan est particulièrement touché avec de très importantes diminutions d’effectifs chez les éléphants et les hippopotames notamment… Rappelons que ce pays, meurtri par de nombreuses années de guerres civiles, est le deuxième au monde en terme de migrations de grands mammifères et d’effectifs de gazelles et d’antilopes qui ont été décimées par les combattants pour leur viande !

Les chercheurs ont également tiré la sonnette d’alarme concernant les zones non protégées d’Afrique où la situation serait bien pire encore. Selon un rapport établi en 2009 par les services de la faune sauvage du Kenya, le lion serait également très touché dans ce pays, les spécialistes pensent même que le « roi des animaux » pourrait disparaître d’ici vingt ans dans ce pays !

Les écologistes continuent de clamer que la faune sauvage peut être sauvée avec des investissements financiers conséquents comme cela a déjà été le cas pour les éléphants et les rhinocéros dans les années quatre-vingts, sauvés in-extremis de l’extinction. Trente ans après, tout est à recommencer !